L'impact du changement climatique sur l'agriculture vivrière africaine

L'impact du changement climatique sur l'agriculture vivrière africaine

Les petits exploitants agricoles du monde entier vont devoir investir et repenser leurs cultures face au changement climatique en délaissant notamment le maïs gourmand en eau, souligne le Fonds international de développement agricole (Fida) dans un zoom sur huit pays africains.

Plusieurs "cultures de base dans huit pays africains pourraient diminuer jusqu'à 80% d'ici à 2050 dans certaines régions si les températures continuent à augmenter en raison du changement climatique", met en garde dans un communiqué cette institution spécialisée des Nations unies.

"Cela pourrait avoir des conséquences désastreuses en matière de pauvreté et de sécurité alimentaire, à moins de débloquer en urgence des fonds pour aider les fermiers vulnérables à adapter leurs cultures et leurs méthodes", ajoute le Fida. A quelques jours de l'ouverture de la COP26 en Ecosse, l'organisation plaide pour augmenter significativement les investissements destinés à financer l'adaptation au changement climatique dans les pays en développement.

Perspectives sombres

Le Fida a financé la réalisation par l'université du Cap (Afrique du Sud) de huit analyses du risque climatique dans autant de pays africains (AngolaLesothoMalawiMozambiqueOugandaRwandaZambieZimbabwe). Ces huit États sont "très différents : sans accès à la mer, côtiers, montagneux ou semi-arides" mais les perspectives sont "sombres" pour tous, est-il souligné.
Entre 2040 et 2069, les températures sont attendues en hausse de deux degrés voire plus, jusqu'à 2,6°C dans certains endroits. Dans le même temps, les précipitations vont devenir plus rares et erratiques, "avec des inondations menaçant les cultures et la stabilité des sols". Dans ce contexte, "l'adaptation est vitale". Des cultures s'en sortiront mieux, comme le manioc, l'arachide, les haricots, le sorgho, le millet, précise le rapport.

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